lundi 18 février 2008

AVANT PROPOS DE MON AUTOBIOGRAPHIE EN COURS D'ECRITURE...

MON PASSE SIMPLE

Ce samedi 19 juillet 2003, les hôpitaux sont au bord de la rupture et craquent de toutes parts, car la canicule déjà bien installée sur le pays, a fait plusieurs victimes. A la mi-journée, le présentateur du journal télévisé, annonce une persistance de la chaleur pour les jours à venir, quand la sonnerie du téléphone vient rompre le flot d’informations pessimistes. Au bout du fil, Céline notre fille ainée, que l’on sait prête à accoucher d’un moment à l’autre, nous annonce son départ pour la clinque Louis XIV de Saint Germain en Laye. Sans lui dire, nous gardons le secret espoir d’arriver avant la naissance. Pendant qu’Eliane passe l’aspirateur à la va vite, je charge dans le coffre de la voiture, nos valises prêtes depuis quelques jours et après avoir fermé portes et volets, nous prenons la direction des Yvelines. L’habitacle de notre 406 est brulant, le soleil brille si fort qu’il en est blanc et sa luminosité maximale. En l’absence de climatisation, la vitre ouverte sera notre seule façon de supporter la durée du trajet. Après deux courtes étapes sur des aires autoroutières, nous arrivons à Saint Germain en Laye à dix neuf heures trente. Notre cheminement un peu approximatif dans la ville, nous amène malgré tout vers vingt heures aux portes de la clinique. Des portes que nous franchissons avec des sentiments de crainte, d’angoisse, mais aussi de plaisir d’être là.
Après avoir monté les marches quatre à quatre, nous voici à l’entrée de la maternité. Une dame en blanc nous y accueille et nous annonce qu’un garçon prénommé Guilhem vient juste d’arriver au monde. C’est sans doute notre premier petit fils. Deux blouses nous sont gentiment prêtées. Eliane sera la première à pénétrer dans la maternité. Pendant ce temps, je me retrouve seul avec mes émotions dans le sas d’attente et discrètement j’essuie une larme. Le temps me parait un peu long, quand Tim, le nouveau Papa, vient me chercher et me dit que tout va bien. Après avoir déposé presque furtivement, une bise sur la joue de Céline, je me précipite vers le berceau du nouveau né. Guilhem est là : magnifique et ce qui me semble essentiel, il parait être en bonne santé. Je me surprends alors à entamer un monologue avec lui : ‘’Tu es très mignon et on t’aime beaucoup’’. Cette phrase reviendra souvent tout au long de cette soirée que nous allons vivre ensemble, avec Céline, Tim, Guilhem et Eliane.
Ces moments d’amours partagés, resteront gravés en moi à jamais et ils feront naître l’idée de créer un lien familial intergénérationnel.
Dans la semaine qui va suivre à Saint Germain et où nous allons alterner visite à la maternité et vie au 26 avenue Saint Fiacre, je décide de la forme de ce lien : ce sera un chemin de plumes, afin de laisser une trace écrite d’un vécu familial.
Seulement voila, le passage à l’acte de l’écriture n’est pas chose facile et il a fallu attendre que la famille Kestens revienne en scène pour l‘acte II et donner la vie à Raphaël, leur deuxième enfant, pour qu’enfin mon envie d’écriture prenne forme.
Ce 25 juin 2007, alors que l’accouchement de Céline semble programmé pour la fin de soirée et pendant que nous faisons goûter Guilhem à la sortie de l’école, un message laconique qui émane de Tim, s’affiche sur mon téléphone portable : ‘’L’atterrissage s’est fait plus tôt que prévu’’. Aucune information sur la santé de la Maman, ni du nouveau né.
Passé le moment de surprise et après avoir réussi à joindre les heureux parents pour avoir leurs premières impressions, le temps est venu d’informer Guilhem de l’arrivée de son petit frère Raphaël. Il en est tout heureux et nous sur le champ, nous décidons d’aller lui rendre visite. Sur le chemin de la clinique, nous nous arrêtons dans un magasin d’enfants, où Guilhem choisi un Doudou pour Raphaël.
La rencontre de Guilhem avec Raphaël sera touchante et nous donnera à tous un autre grand moment de délicieux bonheur
Cette descendance grandissante va me mettre la main à la plume et m’inciter plus encore à laisser une trace familiale de mon passé simple.

jeudi 13 décembre 2007

Le Haïku

''Définir le haïku n'est pas simple.
Différents courants de pensée s'affrontent, au niveau international, et d'imposantes listes de conseils, parfois contradictoires, sont légion.
Mais tout le monde s'accorde sur un point : Le haïku est un court poème, d'origine japonaise.
Il doit donc, comme tout poème, faire partager des émotions, des sensations, des impressions".


La lune est là
Près de deux guitaristes
Un couple passe.

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Super orchestre
Monumental opéra
Plaisirs au Zénith.

GF

mercredi 4 juillet 2007

Raphaël est arrivé

Dire qu'il fait la joie de toute la famille, est un doux euphémisme !!
Depuis le 25 juin à16H07, Guilhem a un petit frère : Raphael.
A la naissance il pèse 3790 g et mesure 51 cms.
Félicitations à Céline et Tim

lundi 11 juin 2007

Viens me pousser...

C'est l'histoire d'un mec complètement bourré qui sonne chez des gens à 4 heures du matin
L'homme de la maison se lève et demande par la fenêtre:
- Qu'est-ce que tu veux ?

L'autre répond :
- Viens me pousser ! Il faut que tu viennes me pousser !
Excédé le propriétaire de la maison lui dit:
- Je ne te connais pas, il est 4 heures du mat, tu me réveilles pour me dire de te pousser, va te faire foutre....
Il ferme la fenêtre et se remet au lit.
Sa femme, qui a tout entendu, s'étonne de son attitude et lui dit :
- Quand même, tu exagères, cela t'est déjà arrivé d'être en panne, tu aurais pu le pousser ce pauvre type !
- Ouais, mais en plus il est bourré.
- Raison de plus pour le pousser, il ne va pas y parvenir tout seul. Non, là vraiment, je ne te reconnais pas, je suis très déçue de ton attitude.

Son mari, pris de remords, se rhabille et descend. Il ouvre la porte et dit :
- Eh mec ! Je vais te pousser, tu es où? Et le mec bourré répond :

- Ici, sur la balançoire !

dimanche 10 juin 2007

LA MIQUE DU ROC


Recette pour 8 personnes.

Ustensiles et ingrédients :
Il vous faut un faitout assez grand (30 cm de haut est l’idéal) afin de pouvoir y contenir en même temps, la soupe, le salé et la mique
2 Kg de plat de côtes ou palette de porc, + 1 jaret . Faire dessaler 2 heures le matin de la préparation.
(Prendre avis du boucher pour le temps de dessalage. Acheté à Souillac chez Escorne ou derrière la Poste de Souillac).

Dans le faitout, plat de côte, légumes carottes, poireaux, pomme de terre, choux cuire 3 heures à feux doux, le choux ne doit pas être fort, ne pas saler mais poivrer

La mique: délayer 45 g de levure de boulanger dans de l'eau chaude
Mélanger dans un saladier 1 Kg de farine levure, 5 œufs, sel, 1 /2 verre d'huile (au choix) pétrir, mettre dans un torchon, tenir au chaud (couverture, duvet) afin de faire lever la mique pendant 1H30 à 2 heures.

Votre mique étant levée, la poser comme un bouchon dans le faitout, faire cuire 1 heure, à mi-cuisson la retourner
N'oubliez pas, c'est très important, de lui faire faire la cabriole au milieu de la cuisson.

Important : Il faut surtout mettre la mique à cuire quand on voit qu’elle est bien levée, et ne pas attendre qu’elle commence à s’aplatir.

Servir le petit salé, les légumes et la mique bien chaude avec du vin de Cahors.


Timing conseillé :

H – 5 : Mettre le petit salé à dessaler
H – 3H30 : Préparer les légumes
H - 3H15 : Pétrir la pâte.
H -3 : Mettre le salé et les légumes à cuire et Mettre la mique à lever entre 1H30 et 2H00.
H -1 : Déposer la mique dans le faitout
H : Régalez vous !!!

RECETTE DE LA FOUACE


Pour 2 kilos de fouace, il faut 1 kilo de farine, 45 g de levure de boulanger, 300 g de beurre frais, huit œufs, 400 g de sucre, eau de fleur d'oranger, sel, un verre de lait
Mélanger le tout et pétrir jusqu’à ce que la pâte fasse une boule homogène. Mettre dans un torchon, tenir au chaud (couverture, duvet) afin de faire lever la pâte pendant 1H30 à 2 heures.
Mettre au four à 200 °de 30 à 45’ et sortir la fouace dès que la croûte apparaît craquelée et bien dorée.
Faire cuire du sucre dans de l’eau et badigeonner la fouace à l'aide d'un pinceau. Saupoudrer la fouace de sucre.
J’ai fait la fin de la cuisson à 175°

Atelier d'écriture. Ecrire une Nouvelle à partir d'une phrase proposée

Ecriture d’une Nouvelle :
Consignes d'Anne :
''Prenez une distance par rapport à l’événement.
Choisissez une phrase, dans la liste proposée et continuez à écrire, suivez ce qui fait écho en vous : poursuivez l'histoire, affirmez l'ambiance, montrez le ou les personnages.
Durée : 1 heure. Le texte sera sans doute inachevé : Le but ici est de démarrer le récit, de préciser les contours du récit, des personnages...
Vous pouvez bien sûr continuer l'écriture de ce texte après ce premier travail d'une heure.


J'ai choisi la première phrase suivante :
Mademoiselle Annie Motleri entendit frapper à la porte et alla ouvrir.


Voici la Nouvelle :
Mademoiselle Annie Motleri entendit frapper à la porte et alla ouvrir. Un homme bien habillé, d’une soixantaine d’années, lui faisait face. Il tenait à la main une vieille petite valise noire, qu’il déposait sans attendre à ses pieds. Avec un fort accent parisien, il dit : ‘’Bonjour, suis-je bien chez Annie Motleri ?’’
Un peu surprise, elle répondit : ‘’Oui, pourquoi ?’’
A ces mots le regard de l’inconnu se troublait, ses mains semblaient remercier le ciel et il murmurait : ‘’Depuis le temps que je vous cherche…’’ Puis d’une voix plus assurée il entamait un long monologue : ‘’ Voila, si je ne me trompe pas, vous êtes ma sœur, ou plus exactement ma demi-sœur. Je suis Roland Motleri, né à Paris pendant la dernière guerre en 1944, l’année ou mon père a trouvé la mort en déportation. Ma mère sans ressource et sans famille s’est résignée à me placer à l’Assistance Publique. J’ai passé toute mon enfance dans des familles d’accueil, toutes soucieuses de mon éducation, mais parfois avares d’affection. Deux fois par an je recevais la visite de ma mère. Nos contacts ont gardé ce rythme jusqu’à mon adolescence, période où je vivais un deuxième drame avec sa disparition brutale.
Je perdais ainsi tout lien familial et à partir de ce moment là, grâce aux bribes d’informations que j’avais auparavant extirpé à ma mère, je n’ai jamais cessé de rechercher mes origines paternelles. J’ai ainsi appris que mon père Jean Motleri, avait eu d’un premier mariage une fille prénommée Annie et qu’à la séparation, Annie et sa maman étaient descendues dans le midi entre Nice et Marseille pour se rapprocher de la famille maternelle. Dans les années 70 et 80, après avoir suivi quelques pistes, j’ai un peu perdu l’espoir de vous retrouver, mais internet, m’a redonné la force de reprendre les recherches. Et après maints et maints efforts je crois être arrivé à ma sœur.’’
Au fil de cet exposé, les yeux d’Annie Motleri s’étaient à leur tour embués. Ce petit bout de femme au teint hâlé par le soleil et la brise marine de la Londe Les Maures, entre Hyères et Le Lavandou, s’était appuyée au chambranle de sa porte d’entrée. Elle restait bouche ouverte, comme si le temps s’était soudainement arrêté ou comme si elle rêvait éveillée. Après, un long silence, son regard s’illumina et se fut à son tour de parler :

‘’Oui, je suis Annie Motleri, fille de Jean Motleri et de Odette Motleri. Effectivement, mon père et ma mère se sont séparés en 1938 et j’avais cinq ans.
Je sais aussi que mon père s’était remarié et qu’à sa mort il avait un petit garçon, mais à cette époque où la guerre faisait rage, nous avions déjà quitté la capitale pour venir avec ma mère nous réfugier en Provence. Je n’ai donc malheureusement pas eu de contact avec cet enfant et sa maman. Je suis ravie de vous rencontrer. Merci, merci. Mon plus grand regret, c’est que ce soit si tard, car j’ai déjà soixante quatorze ans…Mais assez discuté sur le pas de la porte, entrez, nous allons poursuivre la conversation à l’intérieur.’’
A ces mots, Roland Motleri, fit un pas puis il s’approcha d’Annie et lui tendit sa petite valise noire qui contenait, au travers de photos et papiers officiels, tout le chemin parcouru pour arriver à elle. Il lui prit les mains, qu’il embrassa et serra très fort. La lourde porte d’entrée se refermait et dans cette nouvelle intimité, un frère et une sœur allaient ensemble retrouver un peu plus de leur identité.