samedi 21 mars 2009

Cogitations sur Dedans et dehors

Et si dehors, c’était dedans… Et si dedans, c’était dehors…
Mais alors, où est la frontière ?

Allongé dans une chaise longue sur la terrasse des Trels, je me pose cette question, tout en rêvassant. Une réponse, mais pas celle que j’attends, me vient à l’esprit : ‘’Il ne faut vraiment avoir rien d’autre à faire, pour se poser ce genre de question’’. Effectivement, je n’ai rien d’autre à faire, alors j’en profite, à l’heure de la sieste, pour me laisser aller à explorer et essayer de trouver la limite du dedans et du dehors.

A la construction de la maison des Trels, la haut sur la colline qui domine mon village natal, j’ai souhaité qu’une très grande baie vitrée relie notre salle de séjour à la terrasse et offre à notre champ de vision le petit bois et la vallée de la Dordogne. Le but étant d’agrandir notre dedans, non pas matériellement, mais visuellement, de façon à avoir l’impression de vivre davantage dehors, tout en étant dedans et de profiter au maximum de la vue que nous avons de la nature qui nous entoure. Aujourd’hui , même si en hiver, des vitres nous séparent de l’extérieur, le résultat est là.
Inversement, quand nous sommes installés sur la terrasse, avec les trois coulissants rabattus, nous pouvons très facilement participer à une conversation avec les gens qui sont dedans. Dehors est alors presque dedans.
En juillet 2004, nous étions les premiers habitants des Trels. Seules les bornes posées par les géomètres, marquaient les limites de notre terrain. Inconsciemment, sans doute, nous ne faisions pas la différence entre chez nous et chez les voisins. Pas besoin de nous clôturer, puisque nous étions tout seul ! Et pourtant, le temps est venu où, il a fallu le faire…
Les Trels où jadis, seules les vignes poussaient, ont vus sortir du sol de nouvelles constructions. A quelques centaines de mètres de la maison, dans un lotissement communal, deux premières constructions sont devenues habitables. Je n’aurais pas aimé y habiter, de peur, d’être un peu trop les uns, chez les autres…D’autres parcelles diffuses ont également accueilli des maisons neuves.
On a donc décidé de bâtir un mur, un vrai en pierre, avec un vrai portail. Avant que ce mur n’existe, quand je sortais de la maison, je disais que j’allais dehors. Maintenant depuis que ce mur sépare la propriété de la route, quand je suis dans la cour, devant la porte, je dis que je suis dedans. Enfin dans la propriété. Et j’ai l’impression de n’être dehors qu’après avoir poussé le portail…
Toujours allongé dans ma chaise longue, je suis entrain de me demander si l’espace ne peut pas avoir une conception évolutive. Nos coulissants en sont peut être une ébauche ? Pourquoi ne pas imaginer que l’on puisse pousser les murs, les cloisons, les portes, les fenêtres ? Ainsi, on démobiliserait l’espace, invitant le dedans et le dehors à se confondre. Tout en étant dedans on pourrait aussi être dehors. Et vice-versa !
Autour de nous, à Toulouse, mais on peut aussi le vérifier un peu partout ailleurs, on a tendance à édifier des grilles et des murs de clôture, de plus en plus hauts, souvent agrémentés de panneaux dissuasifs du type : ‘’Défense d’entrée’’, ‘’chiens méchants’’ et les portails sont fréquemment pourvus de digicodes et d’installations vidéo. Le but est évident : L’habitant veut ainsi marquer et montrer les limites de sa propriété et de son intimité. Dans d’autres civilisations, même si l’on ne laisse pas forcément pénétrer plus facilement les étrangers chez soi, la limite dedans, dehors, n’est pas matérialisée aussi fortement. Les Japonais, par exemple, jouent beaucoup avec des sortes de cloisons mobiles, pour remplacer portes, fenêtres et cloisons intérieures. L’espace devenant ainsi plus facilement modulable et transformable. La limite dedans, dehors, n’est pas figée. C’est peut-être cette conception évolutive de l’espace qui a amené dans l’architecture d’entreprise les Open space du XXIème siècle. Ces grands espaces de travail, où directeurs et employés ont leurs bureaux côte à côte, sans cloison ni claustra. Dans ce cas précis, en faisant tomber les frontières physiques qui existaient par l’intermédiaire des cloisons des bureaux, on peut se demander, si on ne rentre pas dans l’individu. Son dehors s’agrandit, au détriment de son dedans. Attention danger !

dimanche 21 décembre 2008

Recette des noix caramélisées

Faire bouillir les noix vingt minutes dans de l’eau sucrée (6 cuillères à soupe pour 500 g de noix).
Cinq minutes avant la fin de la cuisson, rajouter 2 cuillères à soupe d’Armagnac
Puis égoutter .
Mettre dans un saladier, avec du sucre en poudre
Bien remuer.
Etaler sur la plaque du four recouverte de papier de cuisson.
Enfourner sous le gril, 30 minutes et surveiller.
A déguster en toute circonstance !
Recette de Marie-Claude G

mercredi 17 décembre 2008

A l'approche des fêtes voici la recette d'un agréable cocktail

ET SARI de JPP

Pour 20 Personnes
2 verres de crème ou de sirop de cassis
2 verres de sucre en poudre
1 Verre d'armagnac
1 verre de cointreau (ou de grand marnier)
2 bouteilles de vin blanc doux
2 bouteilles de blanquette (ou de mousseaux)
Coupez en carré 2 oranges, 2 citrons et 2 bananes
Peut se préparer avant (à tenir au frais

IMPORTANT : Mettre le mousseux ou la blanquette au dernier moment (sinon, perte de gaz).
Garder une bouteille de mousseux au frais pour rajouter pendant la consommation en cas de manque.
A consommer avec modération

mercredi 10 décembre 2008

Blague alsacienne

Trois cigognes se rencontrent dans le ciel et se demandent les unes aux autres :
- Où vas tu ?
- Hooo, je vais chez un couple qui essaye d'avoir un enfant depuis 10 ans... Je leur apporte une petite fille.
- C'est cool ! Et toi ?
- Je vais chez une dame qui n'a jamais eu d'enfants. Je lui apporte un petit garçon !
- C'est bien, je suis sûre qu'elle va être vraiment heureuse.
- Et toi ? demandent les deux premières à la troisième cigogne.
- Moi ? Je vais juste à côté, là, au couvent. Je ne leur apporte jamais rien, ...mais j'adore leur foutre la trouille...

mercredi 3 décembre 2008

Les Haïkus (suite)

Andrée Jacquet a dit...

Gérard est venu
Ecriture sympathique
Un copain de plus

mercredi 19 novembre 2008

IL MEURT LENTEMENT de Pablo NERUDA, Prix Nobel de littérature 1971

Il meurt lentement
Celui qui ne voyage pas,
Celui qui ne lit pas,
Celui qui n’écoute pas de musique,
Celui qui ne sait pas trouver
Grâce à ses yeux.

Il meurt lentement
Celui qui détruit son amour propre,
Celui qui ne se laisse jamais aider.

Il meurt lentement
Celui qui devient esclave de l’habitude
Et faisant tous les jours les mêmes chemins,
Celui qui ne change jamais de repère,
Ne se risque jamais à changer la couleur
De ses vêtements
Ou qui ne parle jamais à un inconnu.

Il meurt lentement
Celui qui évite la passion
Et son tourbillon d’émotions,
Celles qui redonnent la lumière dans les yeux
Et réparent les cœurs blessés.

Il meurt lentement
Celui qui ne change pas de cap
Lorsqu’il est malheureux
Au travail ou en amour
Celui qui ne prend pas de risques
Pour réaliser ses rêves,
Celui, qui pas une fois dans sa vie,
N’a fui les conseils sensés.

Vis maintenant !!
Risque toi aujourd’hui !!
Agis tout de suite !!
Ne te laisse pas mourir lentement !!
Ne te prive pas d’être heureux !!

Bien sûr, ce n'est pas de moi, mais il est tellement beau que je ne me prive pas de le publier et peut-être de vous le faire connaître !!

mardi 21 octobre 2008

ZOLA MIGUEL MANUEL A FUI L’ANGOLA. AUJOURD’HUI, PEINTRE EN BATIMENT, IL RETRACE SON PARCOURS DANS DES POEMES.

Zola Miguel Manuel vient de loin. A l’âge de dix sept ans, Zola a fui l’Afrique australe et son Angola en guerre et c’est dans un foyer d’accueil du Nord de la France qu’il a trouvé asile. Depuis, il a jeté ses amarres à Toulouse et en a fait son port d’attache. Placé ici aussi, dans un foyer, il a eu la volonté d’y apprendre le français, puis d’obtenir en 2004, un BEP en peinture du bâtiment. Aujourd’hui, il vit de son métier de peintre en bâtiment, il a son logement et voit sa passion de l’écriture récompensée. Car, si Zola Miguel Manuel, a dès son plus jeune âge, écrit des poèmes en portugais et en ‘’kikongo’ la langue de son pays, il les a dernièrement traduit en français et vient d’en publier un recueil. C’est à cette occasion, que par l’intermédiaire d’une de ses connaissances, nous nous sommes rencontrés dans son impeccable petit appartement de la route de Launaguet.

ZOLA A TOUJOURS L’ESPOIR QU’UN JOUR CELA IRA MIEUX
En cette fin d’été, un rayon de soleil passe par l’étroite fenêtre du studio et découpe la silhouette longiligne de Zola, sur le fond blanc de sa petite pièce à vivre. Le garçon noir qui m’accueille est vêtu d’un pantalon de toile blanche et d’un tee-shirt noir. Il est grand, mince et son visage émacié arbore une barbichette, ses cheveux sont crépus et court. Zola m’accueille debout, un livre à la main et avec le sourire. Un sourire large et généreux qui invite au dialogue. Tout de suite nous allons aborder sa passion de la poésie et faire ressurgir son passé.
Durant l’heure que nous passerons ensemble, Zola, gardera souvent les mains jointes sur ses genoux, ce geste semblant lui apporter paix intérieure et sérénité. Sans détour, il se racontera et me montrera qu’à vingt-trois ans, il est relativement bien dans sa tête, malgré toutes les péripéties de sa vie. Car Zola se veut résolument optimiste pour lui et son Afrique. Dans ses poèmes, il parle de son quotidien en Angola, de la guerre, de la souffrance, de la famine, du sida, mais toujours en gardant espoir qu’un jour, ça ira mieux …
Sa rencontre m’a touchée et me touche encore. Car bizarrement, quand Zola fait ressurgir ses souvenirs, empreints de souffrance, ses mots n’inspirent pas la pitié. Il est d’une grande pudeur, et ne se glorifie de rien. Parfois, derrière ses lunettes cerclées de noir, ses yeux perdent de leur habituelle brillance. il s’interdit alors de parler de certains faits qu’il a vécu, comme sa fuite d’Angola et la perte de ses proches. Dans ces moments là, il va même jusqu’à se justifier à mi voix : ‘’ Je ne veux pas que amis et mes connaissances actuelles, sachent tout de ma vie, car j’ai peur qu’ils me voient différent de ce que je suis…et de l’homme qu’ils connaissent.’’ Oui, Zola n’est pas un jeune homme comme les autres. Sur son visage noir ébène, on y lit à la fois toute la misère du monde, mais aussi l’espoir qui le fait avancer. Son sourire, parfois dur et froid, parfois doux et tendre, est touchant, à l’image du regard qu’il porte sur l‘humanité. Touchant comme sa réflexion ‘’Liberté, quel est ton prix ? Puis-je t’acheter ? Dis-moi où et sur quel marché ?’’, qui figure sur la couverture de son recueil intitulé ‘’ Mon dernier souhait’’. Dans ‘’Diamant noir’’, son prochain carnet, Zola Miguel Manuel, mettra en exergue la beauté de la femme africaine. Une façon sans doute de rendre hommage à sa jeune meilleure amie emportée par le sida.
Si Zola, adore la poésie, il aime aussi la musique, veut entreprendre des études universitaires et croque malgré tout, la vie à pleine dent, même si elle n’a pas été, et n’est pas, toujours facile.